Sans doute l’une des pathologies les plus craintes du globe, l’infection au VIH tue plus de 8 millions d’individus chaque année. Avec une forte concentration de cette mortalité en Afrique et en Asie. Bien qu’un traitement non curatif existe, que des moyens de protection soient disponibles, une molécule nouvelle nommée PrEP permet désormais de se prémunir d’une contamination en cas de rapport exposant au VIH.

Une étude couronnée de succès

Développé par le laboratoire Gilead, le Truvada est une molécule déjà citée dans la prise en charge d’une prophylaxie à l’infection au VIH. Nouvellement mise en lumière dans une étude menée sur une population à risque entre 2017 et 2018.

En effet la PrEP qui a pour principe actif le Truvada a réussi à protéger à 100 % de toute contamination, sur plus d’une année les sujets de l’étude.

Source : Pixabay. Un implant pour traiter le VIH.

C’est la première fois de l’histoire de la recherche autour d’un traitement préventif ou curatif du VIH qu’on arrive à de tels résultats. Pour rappel, le Truvada est d’ores et déjà commercialisé aux Etats-Unis. Tandis qu’en France son usage à titre préventif a été autorisé en 2016 et son AMM (autorisation de mise sur marché) est effective depuis 2018.

Des résultats vrais uniquement pour le cas du VIH

Comme préfère le préciser son concepteur, le PrEP ne protège que contre l’infection au VIH. Ainsi, la syphilis, la chlamydia et autres infections sexuellement transmissibles ne sont pas concernées.

Comment prendre la PrEP ?

Le traitement à la PrEP est à court terme. De plus, elle ne se prend qu’avant l’acte pour maximiser les chances de protection. Il peut être pris quotidiennement ou à la demande, selon les besoins du sujet. La PrEP se prend d’après son inventeur 24 à 2 heures avant le rapport sexuel.

Suite à cette efficacité prouvée de la PrEP, il y a fort à parier qu’un traitement curatif contre le VIH n’est plus une utopie.