Les policiers de New York ont interrogé un garçon accusé de crime l’année dernière. Ils lui ont offert un soda. Quand le garçon est parti, ils ont pris la paille et l’ont testée pour déterminer son ADN. Même si cela ne corresponde pas aux preuves trouvées sur les lieux du crime, son ADN a été introduit dans la base de données génétiques de la police.

Pour le faire retirer, la famille de l’enfant a dû faire appel à un tribunal. Le garçon avait 12 ans. La base de données ADN de la ville de New York a augmenté de près de 29 % au cours des deux dernières années et comptent maintenant 82 473 profils génétiques, ce qui est en train de devenir un outil potentiellement puissant pour les forces de l’ordre, mais il fonctionne sans surveillance ou presque.

Une pratique pas très conventionnelle

Le service de police de New York a prélevé des échantillons d’ADN sur des personnes reconnues coupables d’actes criminels, ainsi que des individus qui sont simplement arrêtés ou parfois seulement interrogés. La pratique a exposé le département de la police à un examen minutieux.

Ci-dessous une vidéo en anglais relatant ces faits :

Les avocats spécialisés dans le domaine des libertés civiles ont indiqué que la manière dont le matériel génétique est collecté ne respecte les droits à la vie privée.

Un domaine en pleine expansion

La base de données ADN en expansion rapide à New York, conservée par le bureau du médecin légiste en chef depuis sa création en 2009, offre un autre exemple frappant de la capacité du département de la police à adopter des technologies de pointe avec un minimum de contrôle.

Le département a également construit une base de données de reconnaissance faciale importante et y a chargé des milliers de photographies d’arrestation d’enfants et d’adolescents. Le chef de la police, Dermot F. Shea, a déclaré que des policiers avaient recours à des tactiques d’application de la loi légalement autorisées pour la constitution de la base de données. En bref, les progrès des technologies n’ont pas fini de faire travailler les juristes !

Source :

NYTimes