La voiture électrique est considérée par beaucoup et avec raison, comme l’automobile du futur. Cependant, de nombreuses limitations ralentissent son expansion. Notamment son coût (une voiture électrique coûte en moyenne 20 000 euros de plus qu’une thermique), sa faible autonomie (en moyenne 500 km pour la VE contre 2 000 km pour la thermique) et l’inconnue du recyclage de ses batteries.

Tesla pionnier dans le domaine prépare déjà la relève qui sera plus aisée à recycler, mais aussi moins onéreuse à acquérir. La prochaine génération de batteries serait dans les starting blocks.

Tesla et son arme secrète

Plutôt discrète en matière d’embauches, Tesla n’a cependant pas manqué de faire savoir à qui voulait l’entendre, lorsqu’il recruta il y a quelques mois le Pr Jeff Dahn. Si vous vous demandez qui est ce fameux Jeff Dahn, sachez tout simplement qu’il s’agit d’un scientifique pionnier dans le domaine du développement du lithium-ion.

Un pack de batterie au lithium-ion – Crédits photo : YouTube

Ce composé entre dans la composition de l’alliage permettant la fabrication des batteries de nos ordinateurs, tablettes, smartphones et même de nos voitures désormais. Or le lithium-ion contient des métaux rares tels que le cobalt et autres, qui sont d’une part rares comme leur nom l’indique, mais également difficiles voire impossibles à recycler.

Et c’est d’ailleurs ces deux limitations qui freinent l’industrie automobile à foncer tête baissée dans la production de batteries de ce type. Car une fois arrivées en fin de vie, elles sont vouées à rejoindre la poubelle sans autre forme de traitement. C’est une autre forme de pollution à laquelle Jeff Dahn pourrait bien trouver solution.

Des batteries plus efficaces, moins onéreuses et dépourvues de cobalt

Interviewé par le youtubeur Sean Mitchell, le Professeur Dahn a expliqué en quoi consistait son travail chez Tesla.

Le plus simplement du monde, il a pour but de réduire la taille et le coût de fabrication des batteries des voitures électriques de Tesla, tout en en améliorant les performances (et donc l’autonomie) et en en supprimant des matériaux complexes à trouver et à traiter, comme le cobalt.

A terme le scientifique espère pouvoir atteindre le coût de revient de 100 dollars au kWh de batterie.

Ce qui reviendrait pour le consommateur lamba, à une réduction de près de 20 000 voire 30 000 euros, le prix de revient de sa voiture électrique. Le Professeur Dahn qui se veut confiant prédit l’atteinte de cet objectif pour 2025 au plus tard.