Apple a temporairement interrompu un programme permettant aux humains d’écouter des enregistrements de Siri, y compris des sons extrêmement personnels que les utilisateurs ne voulaient jamais entendre d’un assistant numérique. Apple a indiqué qu’ils sont déterminés à offrir une expérience exceptionnelle tout en protégeant la confidentialité des utilisateurs.

Pendant qu’ils réalisent un examen approfondi, ils vont suspendre le classement de Siri au niveau mondial. Une future mise à jour logicielle va permettre aux utilisateurs de participer à la notation. La suspension de ce programme fait suite à une histoire troublante en juillet, indiquant comment des sous-traitants examinant des enregistrements de Siri pour Apple les entendent régulièrement.

Des données très sensibles

Ces enregistrements comprennent parfois des conversations extrêmement privées entre patients et médecins, ainsi que des transactions de drogue, des ébats sexuels… Le plus troublant peut-être, une source anonyme confiant que trouver l’identité de la personne dans un enregistrement spécifique n’est pas du tout compliqué.

Ci-dessous les détails de cette nouvelle en anglais :

Apple n’est pas la seule grande entreprise à repenser la manière dont elle examine les demandes adressées  à son assistant vocal. Quelques heures à peine avant qu’Apple n’annonce la suspension de son programme, Google a indiqué son intention de mettre fin à une technologie similaire dans laquelle les utilisateurs écoutent et transcrivent les enregistrements audio par son assistant Google.

Apple est beaucoup plus soucieux de ces problèmes

Alors que la suspension d’Apple s’appliquera dans le monde entier, Google n’interrompt son programme que dans l’Union européenne, mais les deux annonces ont un point en commun.

De la même manière qu’Apple ne voyait pas la nécessité de suspendre son programme jusqu’à ce que le monde en ait eu connaissance par le biais d’une enquête, Google a mis fin à ses activités après qu’un fournisseur ait divulgué plus de 1 000 enregistrements audio de conversations d’utilisateurs.

Source :

Futurism