Développé à l’origine dans le but de réaliser une intervention chirurgicale sur le champ de bataille, la chirurgie robotique s’est développée à pas de géant au cours des deux dernières décennies. Aujourd’hui, il est devenu l’un des outils les plus sophistiqués, dont dispose un chirurgien, permettant une intervention chirurgicale précise sans tremblement avec les avantages supplémentaires d’une approche mini-invasive.

La chirurgie robotique implique le chirurgien assis à une console et opérant sur deux joysticks. Les mouvements du poignet des praticiens sont répliqués dans le corps du patient par les instruments robotiques, ce qui permet de réaliser l’opération. En fin de compte, les instruments contrôlent directement le chirurgien.

Une technique déjà approuvée

La chirurgie robotique a été approuvée par la FDA américaine en 2000 et depuis lors, plus de cinq millions d’interventions ont été effectuées à l’aide de la plateforme Da Vinci d’Intuitive Surgical. La quatrième génération de systèmes Xi a connu des avancées significatives et l’avenir de la chirurgie robotique est plus excitant que jamais.

Voici une vidéo montrant le projet Da Vinci :

L’un des inconvénients de la chirurgie robotique reste les coûts supplémentaires associés à la procédure. Le monopole d’Intuitive Surgical, qui a généré plus de 1 500 brevets, y a contribué. En 2019, un certain nombre de brevets vont expirer, ouvrant la voie à une concurrence importante avec un potentiel de réduction des coûts.

Une pratique beaucoup plus sûre

Une limitation de toute approche chirurgicale mini-invasive est la perte de la capacité à toucher le tissu avec les doigts, ce qui est utile pour le chirurgien, en particulier dans les cas les plus complexes. Grâce à la chirurgie robotique, le praticien ne peut compter que sur la vision, et l’ajout d’un retour haptique aux instruments robotiques constituera un progrès important.

Des recherches des capteurs de pression ou tactiles et d’autres composants comme les gants haptiques pour simuler le toucher son en cours. Toutes les sociétés de robotique essaient de comprendre comment faire fonctionner ce travail, et ce sera une course à suivre.