La maladie de Parkinson fait partie des pathologies neurodégénératives qui touchent les sujets âgés. Principalement marqué par l’installation de tremblements de repos, cette maladie n’est pour l’heure pas curable. Les thérapeutiques actuelles ne servant qu’à limiter les symptômes et repousser la survenue de complications. Une première mondiale vient d’avoir lieu puisqu’au CHU d’Amiens des médecins ont réussi à stopper net les tremblements d’une patiente en se servant d’un laser.

Au fait la maladie de Parkinson c’est quoi au juste ?

Nombreux sont ceux qui connaissent la maladie d’Alzheimer, mais son corolaire nommé maladie de Parkinson, est moins connu. Pourtant la maladie de Parkinson est bien plus redoutable qu’on ne le croirait.

Décrite pour la première fois par James Parkinson en 1817, la maladie de Parkinson intéresse le système nerveux central et est caractérisée par une destruction progressive des neurones de l’organisme atteint. Sont tableau clinique est atypique mais regroupe généralement un ralentissement des mouvements (hypokinésie ou akinésie), tremblements de repos, rigidité des membres (notamment les membres supérieurs dont le tonus global est altéré à type de roue dentée), mais également de lourds troubles cognitifs.

Si les mécanismes occasionnant l’installation de cette maladie sont pour l’heure mal élucidés, la littérature médicale opte pour la thèse d’un excédent de production d’un neurotransmetteur nommé dopamine. Comme expliqué en préambule, la médecine pour l’heure actuelle ne permet pas de guérir de la maladie.

Elle se contente de réduire ses symptômes tout en ralentissement sa progression. Mais un sursaut d’espoir naît enfin suite à cette petite révolution en cours au CHU d’Amiens en France.

Les tremblements de Parkinson soignés grâce au laser

Pour réaliser leur prouesse les médecins du CHU d’Amiens ont dû introduire dans le cerveau d’une patiente parkinsonienne une sonde équipée en son bout d’un laser.

Par radiofréquence ils ont détruit une partie de la substance noire dans laquelle sont concentrés 90 % des neurones à dopamine. Il s’en est suivi peu de temps après une diminution des tremblements chez la patiente. Il est important de rappeler que cette technique n’en est encore qu’à son stade expérimental et ne peut donc pas être considérée comme un moyen de traiter la maladie de Parkinson.

Des essais poussés ont depuis lors été instruits et nous devrions en apprendre plus à ce sujet dans les années à venir.

Source :

Neozone