Après de longs mois de spéculations, Facebook a fini par officialiser sa cyrptomonnaie. Baptisée Libra, cette nouvelle venue dans la longue liste des monnaies alternatives a de quoi susciter craintes et soulagement. Nous faisons le point sur ce qui est ou pas au sujet de la nouvelle monnaie Made by Facebook.

Libra est une monnaie virtuelle, et non une cryptomonnaie

Le jargon populaire mélange dans le même panier les cryptomonnaies et les monnaies virtuelles. Or d’entrée de jeu Facebook par le biais de David Marcus le responsable de la division blockchain de Facebook, a voulu rappeler que Libra était une monnaie virtuelle et non une cryptomonnaie.

La différence entre les deux se situe en effet au niveau du leur utilisation. Si les cryptomonnaies sont cotées dans un marché et sont gérées par leurs utilisateurs et donc indépendantes du secteur bancaire ou des institutions monétaires internationales, Libra est plus une sorte de carte de crédit prépayée utilisée pour effectuer des transactions entre utilisateurs et des achats sur les plateformes partenaires.

Du coup, pour s’en servir on achète en une monnaie de son choix des crédits Libra que l’on peut dépenser selon son bon vouloir.

Des alliés de poids pour un lancement

Alors que Libra est attendu pour le premier semestre 2020, Libra jouit dès sa création de soutiens de poids. Notamment Visa, MasterCard, Paypal, CoinBase, Uber, Lyft, Booking, Spotify, eBay ou même Free par le biais de sa maison-mère Illiad.

Calibra, le portefeuille électronique pour gérer ses Libra – Crédits photo : Calibra

Basé à Genève, Libra sera indexé sur quatre monnaies : le dollar américain, l’euro, la livre sterling et le yen. Le portefeuille électronique Calibra a également été lancé par Facebook afin de gérer ou acheter des Libra.

Des craintes cependant

Facebook est réputé pour ses scandales à répétition en matière de données personnelles. Or avec Libra, Facebook aura accès à vos données bancaires. Qui sont des données personnelles. Du coup, un autre scandale pourrait se profiler à l’horizon.

Source :

Radio-Canada