Des chercheurs de l’institut de biotechnologie d’Auckland et de l’université de Dresden ont récemment mis au point un nouveau type de robot gonflable pour la navigation dans l’espace. Ces robots, présentés dans un article, ont été créés à l’aide de transducteurs élastomères diélectriques (DET), qui sont essentiellement des condensateurs électriques fabriqués à partir de matériaux en caoutchouc mous.

La technologie spatiale actuelle est limitée par sa masse et son volume. Il faut des milliers de dollars pour lancer un seul kilo de ce dispositif en orbite. Les recherches des scientifiques ont pour objectif de remplacer ou d’améliorer la technologie actuelle par des matériaux plus légers, plus intelligents, combinés à des structures gonflables.

Des robots plus légers

S’ils sont intégrés à des structures gonflables, les DET pourraient aider au développement de robots plus légers, qui présentent une efficacité de conditionnement élevée et sont faciles à déployer. En fait, les DET se déforment lorsqu’une tension leur est appliquée, en raison de la contrainte de Maxwell générée par le champ électrique.

Ci-après une vidéo en anglais présentant ce robot :

Contrairement aux moteurs électriques traditionnels, ces condensateurs permettent aux chercheurs de produire une vaste gamme de mouvements et de forces sans mécanismes d’engrenage complexes et lourds. Les DET peuvent également être utilisés en tant que capteurs de contrainte en surveillant leurs changements de capacité à mesure qu’ils sont étirés. Cela signifie qu’ils ont aussi un avantage d’auto-sensoriel sans avoir besoin de systèmes de surveillance externes.

 Une avancée majeure

À grande échelle, en permettant le déploiement de grandes structures capables de mouvement et de surveillance de l’efficacité auto-structurelle à partir de lanceurs de faible masse et volume, les chercheurs seront en mesure d’étendre leurs capacités d’exploration spatiale.

D’un autre côté, donner aux satellites plus petits la possibilité de déployer et de contrôler des antennes ou des réseaux qui seraient autrement trop grands pour leur taille leur permettrait de développer des installations de communication et d’alimentation considérablement améliorées.

Source :

Techxplore