Nous vivons désormais dans un monde où nous risquons à tout moment être démunis face aux maladies infectieuses. Avec la potentialisation des phénomènes de résistances aux antibiotiques nombreuses sont les maladies jadis éradiquées qui refont surface. Notamment la tuberculose. Un espoir réside cependant dans la phagothérapie une technique médicale controversée qui refait cependant surface en France. Elle pourrait bientôt sauver beaucoup de vies.

La phagothérapie c’est quoi exactement ?

Dans les détritus décomposés que contiennent nos égouts on retrouve des micro-organismes vivants doués de certaines compétences nocives dirigées contre les agents pathogènes. Ceux-ci sont appelés bactériophages et ce sont eux qui sont utilisés durant au cours d’un traitement par phagothérapie.

La phagothérapie est donc un moyen thérapeutique via lequel sous contrôle médical strict des bactériophages sont inoculés dans un organisme en vue de détruire des agents pathogènes qui s’y développent et sont résistants aux antibiotiques usuels. Si ce moyen de traitement est hautement controversé car relativement peu maitrisé, il attire de plus en plus convoitise du monde scientifique pour les raisons sus-évoquées et comme l’explique nos confrères de VivreDemain dans ce brillant essai. Pour rappel un bactériophage mal reproduit peut tuer s’il est inoculé.

Un bactériophage – Crédits photo : Max Pixel

Les bactériophages lorsqu’ils sont dans de l’eau tuent les germes. L’intérêt autour de la phagothérapie est tel que la France est sur le point d’autoriser son usage dans certains cas.

La France lorgne sur la phagothérapie

Voilà deux ans maintenant que la France expérimente le traitement par phagothérapie. Après des tests et mise sous traitement au compte-goutte l’Hexagone s’apprête à autoriser dans un cadre bien structuré et encadré l’usage de cette technique thérapeutique.

Les raisons évoquées sont d’une part le vieillissement de la population qui conduit à l’explosion des poses de prothèses de hanche. Qui dit prothèse dit interventions chirurgicales avec les risques infectieux qui en découlent.