Nombreux sont les domaine dans lesquels la Chine est en avance non seulement sur le reste du monde, mais aussi sur son temps. L’Empire du Milieu est pionnière en matière de cyber-sécurité, dispose de l’un des réseaux de gestion de flux de données personnelles les plus complets au monde (plus de 80 % de la population est fichée numériquement). Désormais les chinois paieront même leurs tickets de métro en reconnaissance faciale.

La reconnaissance faciale pour fluidifier le trafic

Les gares chinoises sont bondées et à certaines heures il est même quasiment impossible de s’y frayer un chemin vers le petit coin. Ce problème dispose désormais d’une solution puisqu’une start-up mandatée par le gouvernement chinois teste en ce moment un système de paiement de métro par reconnaissance faciale.

Le principe de fonctionnement serait simple et basé sur une IA. Elles sont partout désormais les IA. Concrètement le passager n’aura qu’à se présenter devant un poste dédié à cet effet et une fois son visage reconnu il n’aura qu’à renseigner sa destination pour voir son ticket servi via un bac de guichet.

Le métro chinois – Crédits photo : Pixabay

Techniquement plus complexe, ce système repose sur le fait que les passagers disposent déjà de comptes voyageurs associés à leurs données biométriques.

Pas une première en Chine

Bien qu’il s’agisse d’une première mondiale, le paiement sans contact par reconnaissance faciale n’est absolument pas nouveau en Chine. En effet, depuis 2017 il est possible de régler son KFC via ce mode de paiement.

Un mode de paiement en cours de test

Pour l’instant, seule la station de métro de Futian dans la ville de Shenzhen, dispose de ce mode de paiement par reconnaissance faciale. En cours de test depuis quelques jours dans cette station de métro qui accueille plus de 5 millions de passagers par jour, les premiers retours sont hautement encourageant.

L’objectif est à terme de proposer ce mode de paiement partout en Chine. Pas de calendrier défini pour l’heure, mais cela devrait être chose faite avant 2021, d’après des médias locaux.