Un nouvel article paru dans le journal de l’institut national du cancer a suggéré que les systèmes d’intelligence artificielle pourraient être aussi performants que les radiologues dans le diagnostic du cancer du sein. Le cancer du sein est la maladie la plus répandue chez les femmes. Malgré d’importantes améliorations thérapeutiques, il reste une cause majeure de mortalité, représentant environ 500 000 décès par an dans le monde.

Les programmes de dépistage du cancer du sein utilisant la mammographie sont efficaces pour réduire la mortalité liée à cette maladie. Par ailleurs, ces dispositifs de diagnostic exigent beaucoup de main-d’œuvre en raison du grand nombre de femmes à dépister. Compte tenu de la rareté croissante des radiologues dans certains pays, de nombreux chercheurs pensent que d’autres méthodes pourraient valoir la peine d’être explorées.

Une étude permettant de comparer les différentes techniques

Depuis les années 1990, des systèmes de détection assistée par ordinateur ont été développés pour identifier et classer automatiquement les lésions mammaires dans les mammographies. Par ailleurs, aucune étude à ce jour n’a montré que ces systèmes amélioraient directement les performances de dépistage ou la rentabilité.

Voici le dernier outil utilisé par les radiologues pour détecter le cancer du sein en anglais :

Dans cette étude, les chercheurs comparent les performances de détection du cancer d’un système d’IA disponible sur le marché à celles de 101 radiologues qui ont évalué neuf cohortes d’examens mammographiques de quatre fabricants différents dans le cadre de recherches précédemment réalisées.

Une solution plus performante

La performance du système d’intelligence artificielle n’était statistiquement pas inférieure à celle de la moyenne des 101 radiologues. Le système évalué a obtenu une précision de dépistage du cancer comparable à celle d’un radiologue moyen dans ce contexte rétrospectif.

Avant de pouvoir décider du meilleur moyen d’introduire les systèmes d’IA dans le domaine du dépistage du cancer du sein par mammographie, les chercheurs doivent d’abord savoir à quel point ces systèmes peuvent vraiment être efficaces.

Source :

ScienceDaily