Les scientifiques ont réussi à mettre au point un procédé chimique permettant de convertir la lumière visible en énergie infrarouge, permettant ainsi à un rayonnement inoffensif de pénétrer dans les tissus vivants et autres matériaux sans subir les dommages causés par une exposition à une lumière de forte intensité.

Les résultats sont intéressants, car les chercheurs ont pu effectuer une série de transformations chimiques complexes nécessitant généralement une lumière de haute intensité à l’aide d’une source de lumière infrarouge non invasive. On peut imaginer de nombreuses applications potentielles à cette technique.

Un processus assez complexe

La recherche est prometteuse pour améliorer la portée et l’efficacité de la thérapie photodynamique, dont le plein potentiel de gestion du cancer n’a pas encore été réalisé. Les scientifiques ont réalisé une série d’expériences utilisant de petites quantités d’un nouveau composé qui, stimulé par la lumière, peut assurer la médiation du transfert d’électrons entre des molécules qui, sinon, réagiraient plus lentement ou pas du tout.

Voici une vidéo relatant ces recherches en anglais :

Leur approche, connue sous le nom d’upconversion, fait appel à une chaîne de processus permettant d’obtenir un seul photon à partir de deux photos infrarouges. La plupart des technologies ne capturent que la lumière visible, ce qui signifie que le reste du spectre solaire est gaspillé.

Une solution efficace pour traiter le cancer

La thérapie photodynamique actuelle se limite au traitement de cancers localisés ou sur la surface. Cette nouvelle technologie pourrait amener dans des zones du corps auparavant inaccessibles. Au lieu d’endommager tout le corps avec des médicaments provoquant la mort des cellules, la lumière infrarouge combinée avec un traitement non toxique ciblerait efficacement la zone cancéreuse.

La technologie pourrait avoir un impact considérable. La thérapie par la lumière infrarouge peut jouer un rôle déterminant dans le traitement d’un certain nombre de maladies et d’affections notamment les lésions cérébrales traumatiques.

Source :

ScienceDaily